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Jean-Louis Borloo annonce son Plan Justice Climat

Dans un texte qui circule intitulé « Copenhague, une vision pour le monde », le ministre de l’écologie a lancé une initiative ambitieuse, qui tient lieu ces jours-ci de position française sans avoir reçu encore l’arbitrage de Bercy et de l’Elysée.

Ce Plan vise tout particulièrement trois aires géographiques : l’Afrique, dont le texte propose de la transformer en premier continent fonctionnant à 100% aux énergies renouvelables d’ici à 2020 et de la doter d’un fonds de protection de ses forêts anciennes. Deuxième aire géographique visée, les Etats insulaires vulnérables. Le Plan estime à 30 milliards de dollars le montant de la solidarité internationale nécessaire à la protection de ces populations. Troisième catégorie de pays : Afghanistan, Bangladesh, Bhutan, Birmanie, Cambodge, Laos, Maldives, Népal, Yémen. Ces neuf pays, dits «les moins avancés » (PMA), sont périodiquement affectés par des inondations, des cyclones violents et des sécheresses. Le plan met l’accent sur la protection des forêts de ces pays et sur l’amélioration de leur système énergétique. Pour ces trois aires géographiques, le Plan Justice Climat mobiliserait un financement de 410 milliards de dollars répartis sur 20 ans, composés majoritairement de fonds publics internationaux, supervisés par les donneurs et les receveurs et additionnels à l’aide publique au développement.

Mobiliser des sources de financement innovantes

Des sources de financement innovantes seraient mobilisées, comme une taxe internationale sur les transactions financières, sur les échanges de devises, sur les actions et obligations : selon le Plan, avec un taux de 0,01%, cette dernière pourrait dégager quelque 20 milliards de dollars par an. Le Plan plaide aussi en faveur de la proposition mexicaine, qui soutient une contribution financière universelle, versée par tous les pays, en proportion de leurs émissions passées et présentes et en fonction de leur part de PIB. D’autres pistes sont envisagées, comme une taxe maritime, qui pourrait procurer jusqu’à 20 milliards de dollars par an, ou la taxe carbone universelle, soutenue par la Suisse, qui apporterait plus de 18 milliards de dollars par an. Quant à la taxe sur le baril de pétrole, elle pourrait générer plus de 20 milliards de dollars par an sur une base d’un dollar par baril (soit 0,3 cents le litre).

L’enjeu de ce pacte est de restaurer la confiance, d’où, selon le Plan Justice Climat, le caractère vital de mécanismes collectifs « et de l’établissement d’un système commun de mesure, de reporting et de vérification (MRV) ». Ce système de MRV est la clé de voûte de la crédibilité du processus. Tous les pays devront accepter de se soumettre tous les cinq ans à une révision des objectifs d’émission en fonction des évolutions de la science, et faire un état des lieux afin de valider l’efficacité des mesures engagées et de réévaluer les objectifs fixés. La première de ces révisions et évaluations aura lieu en 2016, soit au plus tard deux ans après la publication du rapport du GIEC de 2014. Tous les pays devront par ailleurs accepter de se soumettre à des inventaires de leurs émissions sous l’égide de la Convention Climat, et, à plus long terme, suggère le Plan justice Climat, sous le régime d’une future Organisation mondiale de l’environnement.

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