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Eco-quartiers : la France souhaite rattraper son retard

A l’occasion de la première conférence nationale sur la Ville durable qui s’est tenue à Paris le 4 novembre 2009, Jean-Louis Borloo et Benoist Apparu ont dévoilé les résultats de l’appel à projets EcoQuartier et de la démarche EcoCité. Pour être retenu, le projet devait s’inscrire dans la continuité des projets territoriaux environnants et s’appuyer sur les outils et documents de planification déjà existants (Plan local d’urbanisme, plan d’occupation des sols). Plus largement, le projet devrait démontrer qu’il bénéficiait non seulement au territoire dans lequel il s’inscrit, mais aussi aux territoires limitrophes. Il visait à promouvoir des quartiers ”durables” caractérisés par : une gestion durable de l’eau, un traitement optimum des déchets, une biodiversité urbaine, l’utilisation de modes de transports « doux » (tramway, vélo…), la production locale d’énergies renouvelables, des formes urbaines denses, une mixité sociale et fonctionnelle et l’utilisation d’éco-matériaux. ”Le palmarès EcoQuartiers met en lumière ces savoirs-faire en matière d’aménagement. On constitue des références qui soutiennent les comparaisons internationales aux côtés des exemples déjà connus, scandinaves, allemands ou anglais notamment”, expliquait Benoist Apparu, lors de la remise des prix.

Pas moins de 160 projets d’écoquartiers – pour beaucoup encore à l’état d’idées – ont répondu à l’appel du ministère. Les conclusions du Grenelle de l’environnement ont prévu la réalisation « d’une quinzaine de grands projets d’innovation architecturale, sociale et énergétique » et « d’au moins un EcoQuartier avant 2012 dans toutes les collectivités qui ont des programmes de développement de l’habitat significatif ».

Le grand prix national des EcoQuartier a été attribué à la ZAC de Bonne à Grenoble. Ce projet, engagé en 2002 par la municipalité sur les 8,5 ha de l’ancienne caserne de Bonne, est exemplaire en matière de haute qualité environnementale. Les logements sont conçus dans le but d’offrir une efficacité énergétique poussée, en visant les niveaux de consommations en énergie finale de 50 kWh/m2/an pour le chauffage. Différentes mesures sont mises en œuvre pour parvenir à ces objectifs : isolation par l’extérieur et menuiseries très performantes (à lame d’argon), développement d’approches bioclimatiques en ayant recours à des dispositifs passifs limitant les apports solaires en été et les favorisant en hiver : morphologie des passées de toiture, des balcons, serres et loggias, végétalisation des terrasses ou pergolas, mise en œuvre d’une ventilation double flux avec récupération de chaleur et enfin utilisation d’équipements économes en électricité dans les parties communes. ”Il y a beaucoup d’idées, beaucoup de bonnes pratiques à s’approprier”, avait fait remarquer le secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu, en ouverture de la Conférence Nationale Ville Durable.

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