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Course au titre de “Ville zéro carbone”

Dans un monde qui prépare l’après-pétrole, quelle sera la première ville entièrement alimentée par les énergies renouvelables ? Le mirage de l’éco-cité idéale de Dongtan, en Chine, s’est évanoui, remplacé par les promesses de la ville expérimentale de Masdar, en chantier dans le désert d’Abu Dhabi. Mais la quête de l’autarcie énergétique n’est plus réservée aux utopies futuristes. Aux avant-postes dans la bataille du climat, de plus en plus de villes prétendent s’affranchir des énergies fossiles.

Copenhague, qui doit recevoir, en décembre, le sommet mondial sur le climat, a ainsi affirmé il y a quelques semaines vouloir devenir la première capitale au monde avec “zéro émission” de CO2 en 2025. La capitale du Danemark risque d’être prise de vitesse dans son propre pays par la petite cité portuaire de Frederikshavn, 25 000 habitants, qui ambitionne d’être, à l’horizon 2015, la première ville de la planète “100 % énergies renouvelables” – éolien, panneaux photovoltaïques, biogaz, recyclage des déchets…

Si les villes nordiques sont en pointe, le monde anglo-saxon n’est pas absent de la course. Adelaïde, en Australie, et Newcastle, en Grande-Bretagne, aspirent ainsi à la “neutralité carbone”, respectivement en 2020 et 2025. Même aux Etats-Unis, le maire de Phoenix a annoncé son intention de faire de sa ville la première cité américaine à neutralité carbone.

Cette multiplication de déclarations vertueuses et de calendriers serrés fait naître quelques doutes. “En réalité, très peu de villes ont réussi à réduire leurs rejets de CO2 de seulement 25 %, souligne Cyria Emelianoff, maître de conférences à l’université du Maine et spécialiste des villes durables en Europe. C’est un résultat considérable, très compliqué à atteindre, même avec une forte volonté politique.” Sans compter que la confusion règne sur la méthode. La neutralité carbone n’oblige pas à supprimer la totalité de ses émissions de CO2, mais à les compenser en achetant des droits sur un marché carbone. “C’est ce que font les pays anglo-saxons ; cela reflète une vision libérale, très différente de ce que pratiquent les pays nordiques, analyse Cyria Emelianoff. Cela pose beaucoup de questions sur l’impact réel de la compensation.”

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