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Bilan contrasté de l’état environnemental en France

Si l’état de l’environnement s’améliore en France en matière atmosphérique, le bilan reste préoccupant en particulier pour les sols, les eaux souterraines et la biodiversité, selon le rapport quadriennal publié samedi par le Service de l’observation et des statistiques (SOeS- ex IFEN) du Commissariat général au développement durable (CGDD).

Les émissions de GES en baisse

Publié le 5 juin, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement, l’édition 2010 du bilan environnemental français montre des progrès réalisés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) inscrite dans le cadre du Protocole de Kyoto. Les émissions de GES ont globalement diminué de 6,4 % entre 1990 et 2008.

La qualité de l’air en hausse

La qualité de l’air dans les villes s’est aussi globalement améliorée dans l’Hexagone de 2000 à 2008, estime le SOeS. Les trois polluants – dioxyde de soufre (SO2), dioxyde d’azote (NO2) et particules fines (PM10)- ont vu leurs concentrations baisser durant la période, à l’exception de l’ozone (O3). Sur cette période, l’indice SO2 et NO2 ont ainsi respectivement diminué de 63% et 14%.

Déchets : ”un ralentissement de la progression”

Côté déchets : alors qu’en 2007, les déchets ménagers sont estimés à 30,4 millions de tonnes, la production moyenne par habitant s’élève à 477 kg. Toutefois, depuis 2004, ‘’sa progression ralentit”, ajoute le rapport.

Eaux superficielles : une amélioration relative

La pollution des eaux superficielles tend aussi à s’améliorer. L’indice de pollution à l’ammonium a ainsi diminué de près de 55% entre 1998 et 2007. Les taux de nitrates se sont quant à eux globalement stabilisés durant cette période même si les concentrations restent importantes dans le Nord-Ouest.

La pollution des eaux souterraines et des sols liée aux pratiques agricoles s’aggrave

En revanche, la qualité des eaux souterraines (nitrates, pesticides) continue de se dégrader. De 1997 à 2007, le nombre de points de mesure de la qualité des eaux souterraines avec des teneurs en nitrates inférieures à 10 mg/l est passé de 56% à 48%.

L’artificialisation et la perte de biodiversité augmentent

L’occupation des sols, fortement marquée par l’artificialisation, est également des plus préoccupantes. Entre 2000 et 2006, les espaces artificialisés ont augmenté de 82.000 ha, soit une progression de 3%, et ceci au détriment des terres agricoles (76.000 ha), mais aussi des milieux semi-naturels (10.000 ha).

Concernant la biodiversité : parmi les 131 habitats naturels ou semi-naturels évalués entre 2001 et 2006 en France (mise en œuvre du réseau Natura 2000), une majorité d’habitats se trouvait dans un état de ”conservation mauvais”. Les populations d’oiseaux ont ainsi chuté de 20 % en vingt ans dans les milieux agricoles, et de 11 % dans les milieux forestiers. L’état des stocks des espèces de fond marin se dégrade aussi.

Les emplois ”verts” sur la bonne pente

Enfin, côté emplois ”verts” : en 2008, les écoactivités ont représenté près de 405.000 emplois en équivalent temps-plein, soit 1,6 % de l’emploi total, rappelle le SOeS. La croissance des emplois inhérents au développement des énergies renouvelables (+17,8 % par an environ) et à la gestion durable de l’eau (+5,9 % par an environ) est notamment ”particulièrement soutenue”. Rappelons qu’en 2009, la production d’énergie primaire renouvelable a été de 20 Mtep (millions de tonnes équivalent pétrole) en France métropolitaine.

L’emploi vert se développe et ”apparaît comme un gisement potentiel”, souligne le SOeS. Il est en hausse avec un taux d’évolution de 3% en moyenne annuelle de 2004 à 2008 ”contre un peu moins de 1% pour l’ensemble des branches”.

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