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Augmentation des financements pour la recherche énergétique

Le Plan technologique stratégique pour l’énergie (Plan SET), présenté en novembre 2007 par la Commission Européenne et adopté par le Conseil de l’Union Européenne en février 2008, vise à doter l’Europe d’un nouvel agenda de recherche dans le domaine de l’énergie pour atteindre l’objectif de réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020. Il s’agit de coordonner les programmes de recherche déjà mis en œuvre dans chaque Etat membre, dans le cadre du programme cadre européen de recherche (7ème PCR) ou encore au sein des plateformes européennes de technologie.

Le Plan SET doit surtout permettre de développer un portefeuille de technologies à faible teneur en carbone afin d’éviter que l’Union Européenne ne soit contrainte de les importer. Six technologies ont déjà été identifiées comme stratégiques et font l’objet d’initiatives industrielles. Elles concernent l’énergie éolienne, l’énergie solaire pour la démonstration à grande échelle dans le domaine de l’électricité photovoltaïque et de l’énergie solaire concentrée, la bioénergie axée sur les biocarburants de seconde génération, le piégeage, le transport et le stockage du CO2 (CCS) mais aussi le développement d’un système électrique intelligent et la fission nucléaire axée sur les technologies de la quatrième génération.

Mais pour favoriser ces technologies énergétiques, une augmentation des investissements publics et privés s’avère nécessaire. En juillet 2008, les députés européens avaient déjà demandé à la Commission d’assurer, dès 2009, qu’au moins 2 milliards d’euros par an du budget de l’UE soient dédiés aux technologies décarbonées, ‘’si l’on veut faire de l’Union européenne un fer de lance dans ce secteur”. Ils avaient également exhorté la Commission d’accorder ”une place plus importante” à l’efficacité énergétique dans le Plan SET.

8 milliards d’euros par an d’investissements d’ici 2020

Dans cette perspective, la Commission Européenne a dévoilé le 7 octobre son projet visant à quasiment tripler le financement de la recherche énergétique peu émettrice de CO2 sur les dix prochaines années. L’objectif est de passer de 3 à 8 milliards d’euros par an d’investissements, provenant du secteur public et privé au niveau national et européen, selon la communication présentée par la Commission qui a appelé l’industrie ”à prendre de plus grands risques”. Au total, 50 milliards d’euros de financements supplémentaires pourraient ainsi être dégagés d’ici 2020, afin de rester dans la course face au Japon et aux Etats-Unis.

La Commission Européenne propose ainsi d’allouer au global 16 milliards d’euros pour la recherche dédiée à l’énergie solaire qui pourrait fournir 15% des besoins en électricité de l’UE en 2020 et 6 milliards d’euros pour développer l’énergie éolienne qui pourrait contribuer à hauteur de 20%. Les investissements dans le nucléaire devraient atteindre 7 milliards d’euros pour développer les centrales de quatrième génération. 13 milliards d’euros pourraient aller aux projets CCS, et 9 milliards seront dédiés aux agrocarburants de seconde génération. Afin d’améliorer l’efficacité énergétique, 30 ”villes intelligentes” économes en énergie pourraient également être construites grâce à 11 milliards d’euros. Ces villes durables s’engageraient à réduire de 40 % leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport à 1990.

Selon la Commission, les financements publics et privés ”aideront un secteur industriel en pleine croissance et contribueront à créer de l’emploi”. Rappelons que l’objectif européen de 20 % d’énergies renouvelables d’ici 2020 permettrait notamment de créer 2,8 millions d’emplois (contre 1,4 million en 2005), et créer une valeur ajoutée totale d’environ 1,1 % du PIB, d’après l’étude EmployRES publiée en juin.

Dans un communiqué, si le Conseil européen des énergies renouvelables (EREC) a notamment salué la proposition de la Commission en matière d’EnR (place de l’éolien, solaire, biomasse) et du projet des villes économes en énergie, il a de nouveau regretté le manque d’attention accordé au secteur du chauffage et au refroidissement et l’exclusion de la géothermie, du solaire thermique ou des énergies marines dans les initiatives industrielles proposées.

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